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Autorisée depuis 1931 en Belgique, pays précurseur en la matière, la crémation est de plus en plus populaire. Aujourd’hui, près de 6 Belges sur 10 font le choix de l’incinération pour leur dernier voyage. Mais que faire des cendres lorsque la volonté du défunt n’est pas connue ? Les conserver ? Les enterrer ? Les disperser ? Où, quand, comment ? Que dit la loi ?

Lorsque le défunt n’a pas laissé de dispositions écrites de son vivant (testament ou demande auprès de sa commune), le choix de la destination des cendres revient aux familles, et plus particulièrement à la personne qui pourvoit aux funérailles. Dans tous les cas, les cendres ne peuvent pas être dispersées ou enterrées n’importe où.

Inhumation, dispersion ou conservation au cimetière

Le recueil des cendres dans une urne se fait directement après la crémation. Elles sont remises à la famille qui dispose alors de plusieurs alternatives, en accord avec la loi belge :

  • les transférer à l’étranger, auquel cas il faudra se renseigner sur la législation du pays d’accueil
  • les faire disperser sur une pelouse cinéraire (ou pelouse de dispersion) au sein du cimetière, ou en mer. Dans ce cas, une taxe peut être prélevée si le défunt ne résidait pas ou n’est pas décédé dans la commune où a lieu la dispersion.
  • les conserver dans une urne funéraire au sein du cimetière, qui sera soit inhumée dans un caveau, soit au pied d’un arbre du parc cinéraire, soit placée au colombarium.

 

Hors de l’enceinte du cimetière

Les proches peuvent aussi choisir d’enterrer, de disperser ou de conserver les cendres dans un lieu privé, à domicile par exemple. La loi permet de :

  • disperser les cendres sur un terrain privé, comme un jardin familial.
  • inhumer les cendres dans un lieu privé. L’inhumation doit se faire en pleine terre, dans une urne biodégradable.
  • conserver les cendres à domicile ou dans un autre lieu privé. Il s’agit en réalité d’une partie symbolique des cendres, qui peuvent être conservées dans une petite urne mais aussi dans un vase, un bijou funéraire ou même une sculpture, par exemple.

Dans ces cas, le partenaire du défunt et les parents au premier degré doivent faire ensemble une demande écrite auprès de la commune avant l’incinération.

Bon à savoir : l’inhumation, la dispersion et la conservation privées des cendres sont soumises à l’autorisation écrite du propriétaire du terrain et restent interdites dans les lieux publics ou tout autre domaine public.

 

La mer du nord pour dernière demeure

Chaque année, plusieurs centaines de Belges choisissent la mer du nord comme dernière demeure. Beaucoup l’ignorent, mais la loi autorise à disperser les cendres du défunt au large des côtes, dans les eaux territoriales belges.

Dans ce cas, c’est la commune qui désigne la personne chargée de jeter l’urne à la mer. Une cérémonie peut être organisée sur le navire, et la famille peut jeter à la mer quelques fleurs naturelles en guise de dernier adieu. L’urne, soluble, se dissout au contact de l’eau et les cendres se dispersent en haute mer. Le certificat rédigé par la commune peut mentionner la position exacte de l’immersion de l’urne, sur demande des familles, pour qu’elles puissent s’y recueillir ultérieurement.

Parmi d’autres options originales, une fondation belge permet aux familles de disperser gratuitement les cendres du défunt dans un espace forestier dédié, dans la région de Charleroi. https://www.arbresdusouvenir.com/faq